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Modèle carnet de bord véhicule Excel gratuit

Tripbook Team
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Un bon modèle carnet de bord véhicule tient en six colonnes : date, kilométrage de départ, kilométrage d’arrivée, distance, motif professionnel et véhicule. Rien de plus compliqué — mais chaque colonne manquante est une ligne que l’administration peut écarter en cas de contrôle. Dans ce guide, tu trouveras la structure exacte du tableau à créer sur Excel ou Google Sheets, une semaine remplie en exemple, les mentions que l’administration attend réellement, les erreurs qui reviennent le plus souvent, et le moment où le tableur ne suffit plus.

L’essentiel en bref

  • Six colonnes minimum : date, km départ, km arrivée, distance, motif, véhicule.
  • Le motif doit être nominatif : « RDV client Martin — devis toiture », pas « déplacement ».
  • Le kilométrage compteur est ce qui rend le carnet crédible : il crée une continuité vérifiable.
  • Le barème kilométrique n’a pas bougé en 2026 : de 0,529 €/km à 0,697 €/km jusqu’à 5 000 km.
  • Un tableur atteint sa limite vers 20 à 30 trajets par mois ou dès qu’il y a plusieurs conducteurs.

Pourquoi un modèle structuré plutôt qu’un cahier

Le carnet de bord véhicule sert à prouver deux choses : que le kilométrage déclaré correspond à des déplacements réels, et que ces déplacements avaient un caractère professionnel. Un cahier rempli au stylo peut y suffire, mais il présente trois faiblesses.

D’abord, il ne calcule rien : tu additionnes à la main, et une erreur de somme sur 200 lignes est invisible. Ensuite, il ne se sauvegarde pas : un carnet oublié dans un véhicule vendu, c’est une année de justificatifs perdue. Enfin, il ne se trie pas : impossible de sortir en trente secondes le total kilométrique d’un véhicule donné sur un trimestre donné.

Un tableur règle ces trois points. Il ne règle pas le quatrième — la saisie reste manuelle — mais on y revient plus bas.

La structure exacte du modèle : colonne par colonne

Voici les colonnes à créer dans la ligne 1 de ton fichier. Elles sont classées dans l’ordre de saisie logique.

Colonne A — Date

Format JJ/MM/AAAA. Utilise un vrai format date dans Excel (clic droit → Format de cellule → Date), pas du texte : c’est ce qui te permettra ensuite de filtrer par mois ou par trimestre.

Colonne B — Kilométrage au départ

Le relevé du compteur au moment où tu démarres. C’est la colonne que la plupart des modèles gratuits oublient, et c’est justement celle qui donne de la valeur probante au document : deux relevés successifs qui s’enchaînent sans trou racontent une histoire cohérente.

Colonne C — Kilométrage à l’arrivée

Le relevé du compteur à la fin du trajet.

Colonne D — Distance parcourue

À calculer, jamais à saisir : formule =C2-B2. Tu élimines ainsi toute incohérence entre les trois colonnes.

Colonne E — Motif du déplacement

La colonne la plus importante, et la plus maltraitée. Elle doit permettre à un tiers qui ne connaît pas ton activité de comprendre pourquoi le trajet était professionnel. « Client » ne suffit pas. « RDV client Dupont — présentation devis » suffit.

Colonne F — Client, chantier ou destination

Le nom du client ou du site visité, ainsi que la ville. Cette colonne double le motif et permet de recouper avec tes factures : si un déplacement chez un client donné correspond à une facture émise la semaine suivante, la cohérence saute aux yeux.

Colonne G — Véhicule

L’immatriculation. Indispensable dès que le foyer ou l’entreprise dispose de plusieurs véhicules, car la puissance fiscale — donc le taux applicable — change d’un véhicule à l’autre.

Colonnes complémentaires (facultatives mais utiles)

  • Conducteur : obligatoire de fait dès que le véhicule est partagé.
  • Type de trajet : professionnel / domicile-travail / personnel, pour isoler les catégories.
  • Montant : =D2*0,636 par exemple, en remplaçant le taux par celui de ta puissance fiscale.
  • Péages et parking : ces frais s’ajoutent au barème, ils ne sont pas inclus dedans.

Un exemple de semaine remplie

Voici à quoi ressemble une semaine correctement documentée pour un artisan roulant en véhicule 5 CV.

DateKm départKm arrivéeDistanceMotifClient / lieuVéhicule
02/03/202684 21084 26252Métré avant devis salle de bainMme Roux — VilleurbanneAB-123-CD
02/03/202684 26284 31856Retrait matériel commandéFournisseur Point P — BronAB-123-CD
03/03/202684 31884 40183Chantier rénovation — pose carrelageSCI Bellevue — VienneAB-123-CD
04/03/202684 40184 48483Chantier rénovation — suite poseSCI Bellevue — VienneAB-123-CD
05/03/202684 48484 51228Signature devis + acompteM. Fabre — Lyon 7AB-123-CD
06/03/202684 51284 55947Réception chantier + levée réservesSCI Bellevue — VienneAB-123-CD
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Trois détails valent la peine d’être notés. Les kilométrages s’enchaînent sans rupture d’une ligne à l’autre : 84 262 en arrivée le lundi devient 84 262 en départ pour le trajet suivant. Le trajet aller-retour du 03/03 est saisi comme une seule ligne de 83 km, pas deux lignes de 41,5 km — l’important est que la distance totale soit exacte et traçable. Et le motif du 04/03 précise « suite pose » plutôt que de recopier à l’identique la ligne de la veille : deux lignes strictement identiques attirent l’œil d’un contrôleur.

Les mentions que l’administration attend

Pour que les kilomètres consignés soient effectivement déductibles, ton relevé doit permettre de reconstituer, trajet par trajet :

  • la date du déplacement ;
  • le lieu de départ et le lieu d’arrivée ;
  • la distance parcourue ;
  • l’objet professionnel du déplacement, identifiable et vérifiable ;
  • le véhicule utilisé et sa puissance fiscale (champ P.6 de la carte grise) ;
  • pour les salariés, le nom du conducteur.

Ces éléments sont les mêmes que ceux exigés sur un modèle de note de frais kilométriques — le carnet de bord est simplement le journal détaillé qui alimente ces notes de frais.

Côté calcul, le barème kilométrique 2026 est inchangé pour la troisième année consécutive. Jusqu’à 5 000 km parcourus dans l’année, il va de 0,529 €/km pour un véhicule de 3 CV et moins à 0,697 €/km pour un véhicule de 7 CV et plus. Si tu roules en véhicule électrique, le montant obtenu est majoré de 20 %.

Les cinq erreurs qui reviennent le plus souvent

1. Remplir le carnet à la fin du mois. Reconstituer trois semaines de trajets de mémoire produit des chiffres ronds, des motifs vagues et des kilométrages qui ne s’enchaînent pas. C’est le signal le plus facile à repérer lors d’un contrôle fiscal sur les frais kilométriques.

2. Arrondir systématiquement. Une colonne entière de trajets à 50, 100 et 150 km ne ressemble à aucun trajet réel. Note les distances telles qu’elles apparaissent au compteur.

3. Confondre trajet professionnel et trajet domicile-travail. Ce ne sont pas les mêmes règles, et au-delà d’un certain seuil de distance le domicile-travail exige une justification particulière. Utilise une colonne « type de trajet » pour les séparer dès la saisie.

4. Oublier de mettre à jour le taux après un changement de véhicule. Si la formule de la colonne « montant » pointe vers un taux figé et que tu changes de voiture en cours d’année, tout le tableau devient faux. Place le taux dans une cellule dédiée et référence-la (=D2*$J$1).

5. Ne pas verrouiller ni sauvegarder le fichier. Un tableur modifiable sans trace est un document faible. Exporte une version PDF datée à la fin de chaque mois et archive-la ailleurs que sur le disque du poste de travail.

Quand le tableur ne suffit plus

Le modèle Excel fonctionne très bien dans un cadre précis : un conducteur, un véhicule, un volume modéré de trajets, et une discipline de saisie quotidienne. Dès qu’un de ces quatre paramètres saute, les problèmes arrivent.

Le volume. Au-delà d’une vingtaine à une trentaine de déplacements par mois, la saisie devient une corvée qu’on repousse — et on retombe sur l’erreur numéro 1.

Les conducteurs multiples. Un fichier partagé se remplit en double, ou pas du tout, parce que chacun pense que l’autre l’a fait.

Les véhicules multiples. Plusieurs puissances fiscales, plusieurs compteurs, plusieurs séries de formules : le risque d’erreur grimpe vite.

La preuve d’antériorité. Un fichier Excel n’a pas d’horodatage fiable. Rien ne distingue une ligne saisie le jour même d’une ligne ajoutée deux ans plus tard, ce qui affaiblit la valeur probante de l’ensemble.

C’est à ce stade qu’une application de suivi kilométrique prend le relais : les trajets sont détectés automatiquement, horodatés, et il ne te reste qu’à confirmer le motif. Tu conserves exactement les mêmes colonnes, mais tu ne les remplis plus à la main.

Questions fréquentes

Un fichier Excel est-il accepté par l’administration ? Oui. Aucun format n’est imposé : c’est le contenu qui compte. Un tableur complet, cohérent et conservé fait parfaitement l’affaire.

Dois-je noter les trajets personnels ? Tu n’es pas tenu de les détailler, mais si tu utilises les relevés de compteur, les kilomètres personnels créeront des ruptures entre deux lignes professionnelles. Ajoute alors une ligne « trajet personnel » avec la seule distance, sans motif détaillé.

Comment gérer un aller-retour ? Une seule ligne avec la distance totale, ou deux lignes distinctes — les deux sont acceptables. Choisis une méthode et garde-la toute l’année.

Les péages et le carburant sont-ils inclus dans le barème ? Le carburant, l’entretien, l’assurance et la dépréciation sont déjà couverts par le barème. Les péages et les frais de stationnement s’ajoutent en plus, sur justificatifs.

Combien de temps dois-je conserver le carnet ? Conserve-le avec le reste de tes pièces justificatives, sur la durée durant laquelle l’administration peut exercer son droit de reprise. En pratique, garde une copie numérique : elle ne coûte rien à stocker.

Puis-je utiliser Google Sheets à la place d’Excel ? Oui, et c’est même préférable si plusieurs personnes doivent saisir : la sauvegarde est automatique et l’historique des versions apporte une traçabilité qu’un fichier local n’a pas.

En résumé

Un modèle de carnet de bord efficace n’a pas besoin d’être sophistiqué : six colonnes bien pensées, des relevés de compteur qui s’enchaînent et des motifs suffisamment précis pour être vérifiés. Le vrai défi n’est pas la structure du tableau, c’est la régularité de la saisie.

Si tu sens que le tableur devient une contrainte, teste le suivi automatique des trajets avec Tripbook : tes déplacements sont enregistrés au fil de l’eau et exportés dans un tableau prêt à transmettre à ton comptable.

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